GEOPEDIS

27 août 2007

ETAPE 1 ( FRANCE, 2010 )

 Etape n° 1 - Pampelonne ( France ) > Lyon ( France )

500 kms - 25 jours

Participant : Olivier Bleys

tour_du_monde_75

D'où me vient cette impression, en voyage, que les départs surviennent trop tôt, qu'il me faut quitter les lieux et les gens sans y être préparé ? Cette fois, encore : la veille de prendre le train pour Pampelonne, dans le département du Tarn, non loin d'Albi (France), mon sac à dos est vide (je ne l'aurai rempli qu'à 4 h du matin), il me reste quantité d'affaires à ranger ; surtout, je ne suis pas entraîné. Ma condition physique est celle d'un sédentaire rivé à son ordinateur : je m'étais promis de marcher toutes les fins de semaine et chaque jour, au moins une heure, mais le temps, le courage m'ont manqué… Qu'importe, il faut partir !

Deux années durant, j'ai voulu entraîner avec moi les nombreuses personnes que le projet séduisait, j'ai noué quelques contacts avec des institutions et des centres culturels pour y donner des conférences tout au long du chemin, comme le prévoyait le projet initial. Mais les préparatifs avançaient mal, et l'esprit de la marche ne m'habitait plus guère. Alors, j'ai compris que je ne devais pas attendre, ni espérer de fruit d'un arbre à peine sorti de terre. Personne ne pouvait m'accompagner ? Tant pis, j'irais seul. La programmation des conférences était longue et fastidieuse ? Tant pis, je n'en donnerais pas , pas cette fois. Il est des amarres dénouées et d'autres rompues ; ce qu'il fallait aux miennes, c'est un franc coup de hache, et la poussée du pied qui éloigne le rivage.

Article_Sud_Ouest

Article paru dans le journal le Sud-ouest, édition Gironde, le jour même de mon départ (4 juillet 2010)

Me voici dans le train pour Pampelonne. Je griffonne sur mon carnet Moleskine, je lorgne mon sac à dos juché sur le porte-bagages. Le manque de sommeil alourdit mes paupières ; je crains d'ailleurs de manquer la petite gare où l'on m'attend. Pourquoi Pampelonne, du reste ? D'autres points de départ étaient possibles : le centre géographique de l'Europe (mais il est fluctuant, varie avec les frontières de la communauté, est d'ailleurs revendiqué par plusieurs villes), la cité de Genève pour sa dimension internationale, le cap occidental de l'Espagne, ou même ma propre maison bordelaise (j'aimais cette idée : sortir de chez moi comme pour aller chercher le pain, fermer la porte et m'éloigner)… Sans doute n'aurais-je pas pensé à Pampelonne si ce petit village des coteaux albigeois ne m'avait convié à sa manifestation littéraire annuelle, la " fête du livre et de la gourmandise ", pour y signer mes livres. J'ai d'abord objecté que j'entreprenais un tour du monde à pied ; mais la réponse de la jolie bibliothécaire chargée de l'organisation, Bénédicte : " qu'à cela ne tienne, on fêtera votre départ ! ", m'a convaincu de situer là l'origine de ma longue marche. Après tout, n'est-ce pas à Pampelonne qu'est né Lucien Fabre, prix Goncourt 1923, à qui son ami Paul Valéry dédia un poème ?

TDM_1

TDM_2

TDM_3

IMG_0825

Quelques vues de " la fête du livre et de la gourmandise " de Pampelonne

Le dimanche 4 juillet 2010. Je signe quelques livres en matinée, puis participe à une causerie sur mon projet avant déjeuner. Vers 14 h 30, les quinze kilogrammes de mon sac à dos pèsent pour la première fois sur mes épaules. Des membres du club de randonnée local ont la gentillesse de m'accompagner sur les premiers kilomètres. Je n'ai pas osé troquer ma " tenue habillée " (pantalon long, polo sportif), choisie pour l'étape du soir, contre ma " tenue de marche " (short, débardeur), bien plus commode. Résultat : je transpire abondamment sous le soleil. Pas de bâton, des lacets mal noués… Mon défaut de préparation se fait cruellement sentir. Parvenu seul, vers 20 h, au camping où j'ai prévu de dormir, je ressens déjà des courbatures. Vais-je tenir le coup ? Première soirée solitaire, première nuit sous la tente ; je m'occupe en écrivant des textos et en feuilletant des brochures touristiques.

TDM_9

Je sais qu'avant de rallier le GR 62 du côté de Flavin, dans deux ou trois jours, et de retrouver un sentier naturel, il me faudra progresser sur la route, et notamment longer plus de 45 kms d'une voie très fréquentée partie de Rodez. Je redoute cette petite épreuve, et j'ai raison. La seule façon d'avancer cinq heures durant le long d'une nationale, c'est de rabattre son chapeau sur les yeux et d'attacher son regard à la pointe de ses chaussures. Je regrette de n'avoir pas emporté de lecteur MP3 pour, mieux encore, m'isoler de tout. Sur le bord de la route, dans un gravier noir et salissant, des papillons morts, des charognes, des insectes écrasés, des paquets de cigarettes vides, des canettes aplaties, des éclats de phares, des boulons, des mouchoirs chiffonnés et, plus inattendu, des sigles automobiles détachés des calandres, comme si les voitures tombaient en pièces. Je tressaille à l'aspect sinueux d'un cobra… en plastique. Le passage des camions soulève un vent chaud et poussiéreux qui me déporte dangereusement.

TDM_4

TDM_8

A l'inverse du chemin qui offre, à chaque pas, de nouveaux points de vue, la route est longue et monotone : quinze minutes pour atteindre le supermarché qui pourtant semble tout près, cinq minutes pour longer l'immense parking, cinq minutes encore pour se dépêtrer des bretelles d'accès et autres ronds-points qui le précèdent et le suivent. Un marcheur ici n'a pas sa place. Une camionnette de police a d'ailleurs stoppé à ma hauteur, le conducteur me dévisage. Par chance, mon sac est neuf, ma peau n'a pas encore pris le soleil : la camionnette repart après ce court examen.

TDM_5

TDM_6

TDM_7

Difficile de ne pas suivre les routes automobiles ou d'aborder une agglomération sans songer à la laideur, à l'irréparable laideur du monde que nous avons bâti. Mais davantage encore, c'est l'impression de solitude qui domine. La pire nuit de mon périple est la quatrième. Arrivé à 20 h dans une assez grosse bourgade des environs de Rodez, je me mets en quête d'un hébergement. J'erre longtemps dans le village, alignement régulier de maisons assez cossues avec jardin, barbecue maçonné, double garage ; les grilles solides sont fermées, les chiens aboient.  Des regards peu amènes me suivent d'un bout à l'autre de la propriété. Je sens que j'ai déchu du statut de randonneur à celui de vagabond. Il faut me rendre à l'évidence : je ne trouverai ici ni camping, ni hôtel, ni gîte. Une boutique, alors ? Un café où commander une bière, une boulangerie où acheter le dernier pain du présentoir ? Pas le moindre commerce. Au moins une fontaine, pour me désaltérer de douze heures de marche ? Nulle part, la voirie n'en a prévu (un vieux routard me conseillera plus tard de fréquenter les cimetières où, en effet, l'on trouve toujours un robinet).

La nuit tombe. En hâte, je plante ma tente dans un square. Comble de malchance, des jeunes ne tardent pas à s'installer sur un banc voisin. La musique d'un transistor joue jusqu'à cinq heures du matin. A six heures, je suis debout, car une longue étape m'attend. Pas question de m'attarder. Journée de purgatoire… Engourdi de sommeil, je fais deux chutes ; une vipère fuit entre mes jambes ; je m'égare par la faute d'une carte imprécise et surtout, ma petite gourde d'un litre s'assèche régulièrement. La canicule sévit sur la région et les quarante-deux degrés sont dépassés à la mi-journée. Me voici titubant, au désespoir, sur le macadam poisseux d'une petite route. Je dois faire une pause tous les deux cents mètres pour soulager mon dos à la torture. C'est ça, le tour du monde à pied ? J'ai l'air pitoyable, sans doute, car une dame dont je longe le jardin, à l'entrée d'un village, m'offre charitablement à boire. Ce n'est qu'à la nuit tombée que j'atteins Saint-Côme d'Olt, une étape sur le chemin de Compostelle, et m'accorde une douche interminable, suivie d'un plat de pâtes solitaire mais savoureux à la terrasse d'un café.

TDM_10

TDM_11

Le gîte communal de Saint-Côme d'Olt où j'ai passé une nuit

La France est en Europe l'un des pays les mieux pourvus en chemins de grande randonnée. Ceux qui traversent les massifs montagneux ou certains parcs naturels sont les plus fréquentés et, par suite, les plus commodes. On y trouve des solutions d'hébergement nombreuses et abordables, un balisage efficace, un ravitaillement facile et régulier. En outre, la population y possède une " culture de la randonnée " qui évite certains désagréments au marcheur ; pas de risque, ici, qu'on le confonde avec un va-nus-pieds. Parmi ces chemins populaires, ceux qui s'inscrivent dans le vaste réseau des chemins de Compostelle jouissent d'un statut plus avantageux encore. Les quelques 200 000 pèlerins ou assimilés qui arpentent chaque année la Via podiensis ou route du Puy, voie majeure du pèlerinage français, sont les marcheurs les plus choyés de l'hexagone. Tout est fait pour eux, le long des quelques centaines de kilomètres qui relient le Puy-en-Velay, préfecture de la Haute-Loire, à la frontière espagnole.

tour_du_monde_26

tour_du_monde_34

Ainsi le tronçon de la Via podiensis  (ou GR 65) que j'ai parcouru à rebours, de Saint-Côme d'Olt au petit village des Setoux, trois étapes au-delà (ou en deçà, selon le point de vue adopté) du Puy-en-Velay, a-t-il été d'un grand repos, comparé à ce qui l'avait précédé, et dans une moindre mesure à ce qui suivra. C'est au point que m'ont semblé superflus les " jours de relâche " généreusement inclus dans mon programme. L'habitude acquise pendant la canicule de partir de très bonne heure — dès 6 h du matin — me permettait d'arriver à l'étape dès le début d'après-midi, sieste et déjeuner dans l'herbe compris, en sorte que je disposais, chaque jour, d'une demi-journée pour me détendre ; bien plus qu'il n'en fallait…

tour_du_monde_58

Je craignais que ce mois de marche continue ne m'épuisât. Plus j'avançais, au contraire, mieux je me sentais en forme. J'ai conclu l'itinéraire avec deux jours d'avance, mais j'aurais pu le boucler une semaine plus tôt si mes réservations prises dans de nombreux gîtes, parfois en versant des arrhes, ne m'avaient interdit de sauter des étapes. Les 20 ou 25 kms de marche quotidienne se sont révélés trop courts ; c'est plutôt 30, voire 35, qu'il aurait fallu parcourir chaque jour. Je me rappelle ce jeune Autrichien rencontré à Saugues, venu de son pays à pied malgré la femme et les deux enfants qu'il y laissait, et qui, infatigable, couvrait 40 kms par jour avec un sac de 20 kgs, tout en bivouaquant dehors ! Rappelons que les pèlerins médiévaux parcouraient la même distance moyenne — 40 kms —, dans les conditions qu'on suppose…

tour_du_monde_32

tour_du_monde_87

Avis aux amateurs de randonnée : grâce à ces chaussures de trail, j'ai marché 500 kms sans une ampoule, ni le moindre échauffement des pieds !

En entamant cette marche, une marche d'abord si éprouvante (courbatures, chaleur, solitude), je n'imaginais pas quel  profit physique et moral j'allais en retirer. Après deux semaines, je me sentais en pleine forme ; après quatre, j'étais un surhomme qui arpentait la campagne à grandes foulées, dans un état d'exaltation difficile à décrire, chantant à tue-tête, possédé d'un amour inouï pour la nature, pour le vivant, dont m'entouraient des manifestations si généreuses. Cet état d'esprit s'apparentait bien, je crois, au bonheur. Il ne manquait, pour le parfaire, qu'un peu de compagnie — quelqu'un avec qui partager ces émotions si fortes qu'elles auraient pu, par moments, me mettre les larmes aux yeux. Plus j'approfondissais ce sentiment, plus s'aiguisait au contraire mon aversion de la ville, de la route goudronnée, de la civilisation moderne. Je n'éprouvais aucun besoin de relever ma messagerie électronique, laissée au repos plus d'un mois. La traversée d'une agglomération par exemple, Saint-Chamond — après dix jours passés dans la nature constituait une véritable épreuve. Je n'avais qu'une hâte, sortir de là, éloigner au plus tôt ces constructions hideuses, ces bâtisses étouffantes créées par l'homme pour son propre malheur.

tour_du_monde_39

Le seul désagrément de ce tronçon compostélien, qui s'apparentait sinon à une promenade de santé, fut… la solitude. En préparant mon itinéraire, je n'avais pas mesuré combien me serait dommageable le fait de l'emprunter à rebours, à contresens des milliers de pèlerins partis du Puy-en-Velay pour l'Espagne. La journée durant, je saluais des gens marchant dans le sens opposé au mien et qui parfois, charitablement, me signalaient mon erreur… " Saint-Jacques, c'est par là ! " Arrivé à l'étape, si je sympathisais avec un tel ou une telle, je savais qu'il me faudrait, hélas, prendre congé de lui ou d'elle le lendemain. A cette triste règle, une exception : Claire, une jeune femme rencontrée à Aubrac et qui, parce qu'elle progressait dans le même sens que moi, m'a accompagné deux jours durant. Pour l'essentiel, cependant, j'ai marché seul, pris mes repas seul, occupé seul mes soirées d'étapes. Et, dussé-je combattre ici l'une des idées les mieux reçues sur le voyage, je n'ai trouvé dans cette solitude imposée aucun agrément, ni le moindre épanouissement personnel. J'étais plutôt, à l'égal des " pauvres morts " de Charles Baudelaire, " dévoré[s] de noires songeries, sans compagnon de lit, sans bonnes causeries " et, à de certains moments, m'ennuyant ferme… La contemplation de la nature, la lecture de livres empruntés dans les gîtes m'offraient alors un utile réconfort.

tour_du_monde_11tour_du_monde_23

Une fois bouclé le tronçon compostélien, j'ai marché encore une semaine en direction de Lyon, sur des sentiers anonymes et peu fréquentés. Il s'agissait de GR, pourtant, mais l'on n'y rencontrait personne. Les villages ressemblaient à ceux traversés au début de mon parcours : pas un commerce, pas un point d'eau, nul endroit où loger. Il m'est arrivé souvent de jeûner et de planter ma tente dans la nature, faute d'avoir trouvé la moindre commodité sur mon passage. Sinon, je me résignais à louer une chambre à l'hôtel, à dîner au restaurant, mais c'était cher. En outre, le beau temps dont j'avais joui constamment depuis mon départ laissait place à un ciel couvert qui m'obligea, une ou deux fois, à vêtir mon imperméable. Cela m'incita à presser l'allure.

Parti le 4 juillet de Pampelonne (Tarn), j'atteignis Lyon (Rhône) le 27, au terme d'une marche de 500 kms environ. Après une douche bienvenue, une bonne nuit de sommeil, j'ai ressenti un profond regret d'avoir touché au but. Je n'avais qu'une hâte : repartir. S'il fallait tirer la leçon de cette longue marche, elle excéderait de beaucoup l'enseignement d'une randonnée ordinaire, lequel tient habituellement aux vertus — réelles — de l'exercice physique. J'ai découvert que j'étais profondément marcheur, qu'il y avait là tout un monde à explorer et que ma vie, désormais, serait en mouvement.

Olivier Bleys, août 2010

En complément de ce récit, je vous invite à consulter l'album photo ci-contre

(attention, en mode " diaporama ", les commentaires ne s'affichent pas)



 

Posté par cassiel à 23:51 - Les étapes - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires

mouvement

D'une autre nature alors, Olivier, car je dois dire que je te perçois déjà "en mouvement". Merci pour ce récit qui nous permet de t'accompagner, avec un léger décalage temporel certes. Sache cependant que nous étions déjà là quand tu peinais sous le soleil, quand tu t'émerveillais, quand tu buvais l'eau offerte. Invisibles, mais présents.

Posté par Nina, 30 août 2010 à 13:34

La Quête

Mon cher Olivier, je lis ce récit de départ et de marche et de solitude et d'euphorie avec émotion. J'arrive tout juste d'un périple de 25 000 kilomètres qui m'a conduit jusqu'au Cercle polaire alaskien, à partir de Québec, mais c'était avec une petite roulotte, sur les traces de Volkswagen Blues de notre cher Jacques Poulin national, alors, mis à part plusieurs randonnées d'une journée, rien de comparable à ton entreprise d'homme marchant avec sac à dos. Je te lis, je rêve, je découvre ta Quête et tout à coup j'ai cent mille fourmis dans les jambes. Partir! Oui... partir et repartir, bientôt! Que la foi en cette Nature que tu découvres mette un baume sur tout ce laid que les humains ont créé depuis 50 ans. Avec toute mon amitié, cher écrivain.

Posté par Jean Désy, 30 août 2010 à 14:17

La Quête

Mon cher Olivier, je lis ce récit de départ et de marche et de solitude et d'euphorie avec émotion. J'arrive tout juste d'un périple de 25 000 kilomètres qui m'a conduit jusqu'au Cercle polaire alaskien, à partir de Québec, mais c'était avec une petite roulotte, sur les traces de Volkswagen Blues de notre cher Jacques Poulin national, alors, mis à part plusieurs randonnées d'une journée, rien de comparable à ton entreprise d'homme marchant avec sac à dos. Je te lis, je rêve, je découvre ta Quête et tout à coup j'ai cent mille fourmis dans les jambes. Partir! Oui... partir et repartir, bientôt! Que la foi en cette Nature que tu découvres mette un baume sur tout ce laid que les humains ont créé depuis 50 ans. Avec toute mon amitié, cher écrivain.

Posté par Jean Désy, 30 août 2010 à 14:17

bravo

Eh ben, quelle aventure! Je me souviens de ce pont-canal de plus de 500m qui m'avait valu un cannelé. C'était où déjà?
Depuis j'ai moi aussi parcouru qq kilomètres,mais...en avion. Depuis 2 ans je passe un mois sur 2 en Nelle Calédonie. Expérience qui se terminera en fin d'année. C'est moins glorieux qu'à pied, quoique...
En tout cas un grand bravo pour ton courage. J'ai,envie de connaître la suite (attention,j'ai changé d'adresse e-mail)
Très cordialement.
Corinne Albaut

Posté par corinne albaut, 31 août 2010 à 04:57

la peau verte

Eh oui Olivier, c'était bien comme ça qu'il fallait le faire : seul et sans plus attendre ! Bravo d'avoir réussi à te mettre en route - c'est si difficile parfois. Le chemin semble avoir été bien beau et j'en suis heureuse pour toi. Ces bonnes nouvelles sont venues se caler sur la fin de ma lecture du "Plafond de verre", à mon avis ton meilleur livre. Bon courage pour la suite !

Posté par eva, 31 août 2010 à 17:43

Dans cent ans

Cher Olivier, je ne sais pas si dans cent ans, ton périple terminé, les archéologues s'interrogeront ou non sur les autels du chemin de St Jacques de Compostelle, mais je sais que tes contemporains, connus ou inconnus, s'interrogent à ton sujet, et au sujet de ton aventure - en réalité, ils s'interrogent d'abord à leur propre sujet, se demandant ce qu'il leur manque, à eux, pour entreprendre la même aventure que la tienne, dont ils constatent avec plaisir qu'elle te dynamise, après les premières journées d'épuisement. N'ayant pas encore nous-même totalement répondu à la question, nous nous contenterons pour l'instant de suivre avec émotion ton périple, comme si nous le réalisions nous-même, la précision et la tournure de tes commentaires (sans parler des photos - ce sera pour une autre fois) facilitant le transport.
Bonne route !

Posté par Dominique, 04 septembre 2010 à 10:43

lumière

Oui, chaque chose vue, admirée ou détestée, chaque personne rencontrée .. nous ramènent à nous-mêmes, à nos désirs, à nos envies, à nos manques, à nos objectifs écrits mais rarement réalisés.. Ce récit nous invite à questionner, à interroger notre propre rêve, celui qu'on nourrit, qu'on protège, qu'on exprime ou tait, qui représente la quête d'un sentiment de plénitude visant l'amour de nous-mêmes. Ce récit nous dit "sortez de votre coquille, mettez en forme votre désir le plus ardent, créez un chemin de liberté pour l'énergie qui est en nous.." alors Merci OLIVIER, en ayant remué la terre de ton jardin, tu nous offres l'opportunité de revisiter la dynamique endormie du nôtre.
En effet, la vie n'est que mouvement du corps et de l'esprit - vivement la prochaine étape.

Posté par muguet, 04 septembre 2010 à 11:34

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=411471&pid=18914173

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :